21/01/2008

Michel DELPECH

DELPECH DR 2014 Color.JPG

22:48 Écrit par Dan dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Et la joie ultime


DepechSiteAutographe Final2

22:45 Écrit par Dan dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

In Concert - Huy

Huy, le 17 janvier 2008

 

Après la résurrection musicale de l’album de duos « & » fait de reprises avec nouveaux arrangements, album qui suivait le plus moderne « Comme Vous », Michel DELPECH reprend les tournées.

Pour nous, les « vieux », qui n’avions ni les DVD, ni YouTube à nous mettre sous la dent, nous devions nous contenter des albums (et de leurs pochettes) pour imaginer l’artiste à l’œuvre sur scène.

 

Ce sera donc 2008 qui me permettra, enfin, de voir DELPECH en vrai. Comme « mise en bouche », l’acquisition d’un DVD permet au choc du changement physique d’être moins brutal.

 

20h45’ Les musiciens se posent. Une guitare (mais l’artiste joue également du banjo, de la mandoline, de la guitare sèche et du violon ! « Il en jouera tout à l’heure si vous êtes sages ! »), une basse (le bassiste s’occupe aussi des cuivres et de l’harmonica), un clavier et un batteur. Nous aurons, à la mi-concert, la surprise de voir débarquer le fils de Michel à la guitare.

 

La chanson d’entrée sera « Elle ne passera pas un hiver de plus ici ». Les deux premières chansons nécessitent un ajustement de la voix et du son. La suite va prendre de la vitesse …

 

On perçoit bien la nostalgie tendre et, parfois, désespérée du répertoire quoique certains titres s’envolent dans des arrangements au tempo plus vif (« Les divorcés », aux sonorités plus modernes par exemple).

 

Si, comme le dit Christian BOBIN, la voix de Delpech est un jardin, il s’agit à présent d’un jardin rocailleux, imprégné de l’histoire d’une vie. Atteindre les notes hautes est plus ardu, le vibrato plus prégnant, plus caverneux. Il s’en sort joliment en jouant avec la distance imposée au micro. Ce qui marque assez rapidement est le plaisir que le chanteur prend à retrouver la scène. Les mouvements sont alourdis par un corps plus étoffé, moins, j’imagine, gracile qu’aux heures de gloire, mais ça fonctionne : il occupe la scène de sa chorégraphie personnelle spontanée en réaction (et en interaction) avec les musiciens. La gestuelle teintée de maintien « toréiesque » s’entremêle à des élans plus rock/new-wave ou encore à ce qui se rapproche de pas de bourrée ancienne.

 

Après avoir dédié le concert de Hu-y (nom qui semble beaucoup l’amuser) en hommage à Carlos dont il signalera la présence incontournable dans la variété, il annonce que le répertoire portera essentiellement sur des chansons anciennes, choix dicté, on suppose, par l’endroit et ce qu’il a drainé comme vieilles dindes permanentées de gris aux reflets mauves (toujours aux premiers rangs : le « faites tinter vos bijoux » de Lennon).

 

S’enchaînent « Bruxelles » (très « intériorisée), « Jaloux » « 62, Nos 15 ans » (slpeenée, ou est-ce ma propre projection ?), «Que  Marianne était jolie » « 30 manières de quitter une fille » (« Décrivant bien la psychologie féminine »- avec une impro finale où un Michel tournoyant ponctue, le micro éloigné, les phrases musicales d’un « Honey Pie ! »), « Le chasseur » (« Maintenant, on va faire un petit tour à la campagne ! »), « L’amour en wagon lit », « Et Paul chantait ‘yesterday’», « Comment gagner des sous », « Chez Laurette » (toujours un succès bien que, personnellement, je n’aime pas).

 

« Pour un flirt » jouit d’une adaptation rythmée, l’audience étant motivée à participer (gaffe aux « sonotones » et autres « pacemakers ») et au final endiablé. Pause sur « Ce Lundi-là » que la maturité rend et décalé et cependant plus profond. Le contact avec le public est désiré par l’artiste qui scrute à certains moments les premiers rangs (à moins que ce ne soit une injonction médicale de surveillance). Un geste à peine esquissé, non appuyé « lance » la commande de la réaction du public … qui fait ce qu'il peut !

 

Une bonne et heureuse surprise : la reprise des « Aveux » (très expressive) soutenue par un visage d’expérience. « Loin d’ici » est interprétée avec beaucoup de satisfaction semble-t-il, quoique devenu vocalement plus ardu pour lui. « Tu me fais planer » voit le chanteur inviter successivement deux dames, choisies parmi les quelques valides du premier rang. Petite leçon de charme avant de les raccompagner courtoisement.

Incontournable interprétation de « Quand j’étais chanteur », toujours apprécié.

Ensuite,introduction originale pour ce qui va se révéler être « Wight is Wight », chanson qu’il estimait désuète jusqu’au début des années 2000. Michel DELPECH explique qu’ils ont coutume, avec ses musiciens, après le concert, une fois installés à l’hôtel (terminé les sorties en ville ! A son âge, c’est plutôt tisane et 20 minutes de conversation avant de se glisser sous les plumes, dit-il, dans un clin d’œil.) de « noter » le public. C’est donc le moment d’être performant : « Vous savez, demain, Julien Clerc, Voulzy, Souchon, Sardou vont me téléphoner pour me demander: « Et alors, c’était comment à Hu-y ? » ». Enfin, la salle se réveille un peu (et pour certains, se réveillent tout court) et entonne le refrain de cette ballade hyppisante fleurant bon l’insouciance des seventies.

 

C’est au rappel qu’un artiste particulièrement doué, lui offre une caricature (crayon) d’excellente facture. ;o)

 

Une version rock de « Le Loir et Cher », salut et « J’étais un ange » en ultime rappel.

 

J’attendrai l’artiste qui fera avec charme et bonne volonté des clichés avec les fans (parfois un peu lourds, allant jusqu’à lui faire dédicacer des photos de ses chiens !) et signera les autographes d’usage.

 

Bref, un très bon moment alliant nostalgie, charisme, professionnalisme et vision d’avenir hier à Hu-y !

 

PS : A signaler : mon commentaire : « J’ai commis une caricature que vous regarderez avec toute la distance nécessaire. » Et son acquiescement spontané.

 

Et Gladys, perchée sur les marches d’escalier durant les signatures et lui faisant remarquer : « T’as dépassé là ! » ;o)


Comme tous les GRANDS: accessible, sympathique, charmant et aimable:

DELPECH17012008Site1

DELPECH17012008Site2

 

22:38 Écrit par Dan dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |